AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 behind the screen livmax

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 20:08

Maxwell P. Anderson a écrit:
   
   

   

Is it a dream ?


Je venais de quitter Nathaniel, après avoir passé la matinée sur une affaire dans le coin. Je remontai mes lunettes sur le bout de mon nez, et passais ma main dans mes cheveux. Il était plus de quinze heure, et la faim commençait à me tenailler. Je m'étirais, massais mes épaules, puis m'avançais dans les rues de l'easterfield building. Le coin m'était connu, car j'habitais tout près, et je savais exactement où passer ensuite. Tant pis si les serveurs habitués se posaient des questions vis-à-vis de mon apparat - habituellement, là où je portais un simple jean et un t-shirt, je portais aujourd'hui un pantalon noir, une chemise et un veston noir dans lesquels je me sentais à l'aise. Sous mon côté gauche, un holster contenait une arme de fonction, et à la ceinture de mon pantalon trônait une plaque de criminologue temporaire. J'étais encore étudiant, techniquement, mais Nathaniel avait tant apprécié mon esprit vif de déduction et mes capacités qu'il m'avait attribué un poste. J'avais été le plus heureux des hommes à cet instant là.

Les mains dans les poches, ma sacoche d'ordinateur à l'épaule, je pénétrais dans le coco bruni. Malgré la décoration très féminine, c'était un coin sympathique où je traînais quand j'avais du temps. Le wifi était gratuit, et les gâteaux étaient divins. Je m'approchais du comptoir et une des vendeuses habituelles me sourit en me reconnaissant. Elle haussa les sourcils et eut un air amusé. « Maxwell, quelle allure ! » « Merci, Liza. Il faut bien, pour un criminologue en herbe. » « Hé bien, félicitations ! Ce sera quoi, aujourd'hui ? » La trentenaire prit ma commande, et j'allais m'installer dans un coin. Je posais mon ordinateur, le branchais, et m'adossais à mon siège, heureux d'avoir de la place. Il y avait pas mal de monde, et j'avais pu avoir la place que j'appréciais, entre les deux murs du fond, près de la réserve et de la cuisine. Liza vint m'apporter mon thé au lotus, à la rose et au litchi, avec mon muffin au chocolat et le gateau à la fraise. Elle me laissa ensuite pianoter sur mon ordinateur. Je n'avais pas retiré ma veste, mais ma plaque était visible. Par mon holster, cependant. Cela attira cependant le regard d'une troupe d'étudiants plus loin, et je les entendis chuchoter. Grand bien leur fasse, je ne fis pas attention à leurs commérages.

Je devais finir un dossier pour la fin de semaine, et je me mis donc à travailler là-dessus. Je bus une gorgée de thé, avalais le muffin tout rond. Le goût en était plus délicat qu'habituellement, et je hélais Liza. « C'est encore meilleur que d'habitude ! Comment cela se fait-il ? » « Ah oui, ce n'est pas la même pâtissière. C'est - » Mais elle n'eut pas le temps de me donner le nom de la déesse qui avait confectionné ce gâteau - une marée de nouveaux étudiants apparut dans le rez-de-chaussée, et avec un regard d'excuse, elle s'éloigna. Très bien, je ferais contre mauvaise fortune, bon estomac. Je finis rapidement le contenu de mon plateau, et à toute vitesse, tapotais mon clavier, oublieux du reste du monde. L'endroit se désemplissait aussi vite qu'il se remplissait ; c'était amusant de jeter quelques coups d'oeils par-ci par-là pour voir qui était encore là ou non. Mon téléphone sonna ; j'avais espéré que ce fut Liv, mais c'était seulement Eloïse. Seulement. J'avais fait un grand pas dans ma vie, parce que je réalisais qu'elle ne comptait plus autant qu'avant. Au point que je décidais de ne pas répondre, et de continuer à bûcher. J'étais un peu fatigué, car ces derniers temps je me pliais en plusieurs morceaux - ma recherche pour la criminologie, mes cours, mais aussi mes diverses options, et le fait que je cherchais un joli cadeau pour Liv. Nos dernières conversations avaient glissées sur une pente dangereuse, excitante - nous rencontrer. Nous n'avions encore rien fixé, mais cette pensée suffit à me faire arrêter, immobile, le regard dans le vide. C'est à ce moment là que j'entendis quelque chose qui me fit me retourner. Une voix ... familière, trop familière ...


   
© charney

   


Dernière édition par chuu le Jeu 28 Mai - 21:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:20



behind the screen. ✩
MAX & LIV
Le réveil sonna et Liv, emplie d’un sentiment de bien-être, appuya sur le bouton d’arrêt. Elle se réinstalla alors confortablement dans son lit, transformant son duvet en cocon. C’était son jour de congé et elle allait pouvoir profiter pour une fois d’une grasse matinée. Elle avait fermé les yeux et s’apprêtait à se rendormir lorsque son téléphone, posé sur la table de nuit juste à côté de sa tête, se mit à résonner bruyamment. La journée commençait bien. Forcée de quitter son cocon nouvellement créé, Liv attrapa le téléphone et vit avec horreur le nom de son employeur affiché sur l’écran. Un appel à cette heure n’était pas de bon augure.
La porte de Coco Bruni s’ouvrit et laissa apparaître une Liv de mauvaise humeur, traînant les pieds. Son patron lui avait promis un autre jour de congé en compensation, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir frustrée. L’un des pâtissiers du jour était malade et elle devait assurer sa part. Voyant que déjà quelques clients s’étaient approprié le salon de thé, la jeune Anglaise troqua son visage mécontent contre un autre, bien plus souriant. Elle salua ses collègues et se dirigea vers les cuisines, après être passée à la loge du staff pour déposer ses affaires et enfiler son tablier par-dessus son uniforme.

La matinée s’était bien déroulée et l’après-midi était déjà bien entamé lorsque l’employeur de Liv lui demanda de passer un moment en magasin pour servir les clients. Bien qu’elle soit pâtissière, il lui arrivait régulièrement de donner un coup de main aux vendeurs lorsqu’ils en avaient besoin. Au moins ça lui permettait de changer un peu de choses à faire. Lorsqu’elle quitta les cuisines, elle s’aperçut que la salle était pleine et qu’une longue queue de clients à satisfaire s’était formée le long du comptoir. Avec un soupir silencieux, Liv mit de côté son tablier blanc et le remplaça par celui du magasin, rouge. Leur uniforme détonait beaucoup par rapport aux tenues habituelles des serveurs de café. Mais comme Coco Bruni était un salon de thé importé de Séoul, le propriétaire avait voulu garder cette spécificité et les uniformes avaient un côté mignon que d’autres n’avaient pas.
Alors qu’elle avait à peine commencé à servir les clients, une de ses collègues, une dénommée Liza, l’appela : « Eh Liv! Liv ! Le patron veut te voir. » L’Anglaise serra les dents. Elle avait l’impression de courir partout depuis tout à l’heure. « Ça marche, j’y cours j’y vole ! » Elle tourna les talons et s’éloigna du brouhaha de la salle. Elle trouva le patron dans la loge du staff et écouta ce qu’il avait à lui dire. Ce n’était pas grand-chose finalement, il aurait tout aussi bien pu attendre sa pause pour lui parler, mais il était le patron et il décidait, point. Il renvoya ensuite Liv en salle, qui reprit sa place temporaire derrière le comptoir. « Bonjour, que puis-je vous servir ? » demanda-t-elle au jeune couple qui était apparu dans son champ de vision, un grand sourire sur les lèvres. Les clients comme les commandes se succédèrent, et il n’était pas encore seize heures.


liv
max
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:20

Maxwell P. Anderson a écrit:


Is it a dream ?


Je m'étais tourné lentement vers l'origine de la voix - et je fis donc face à une silhouette menue, brune, que je ne connaissais pas réellement. Pourtant, quelque chose démarra une alarme en moi. Alerte, alerte, ceci n'est pas un exercice ... Je plissais les yeux, me désintéressant totalement de l'écran devant moi - ce qui était nouveau, ce qui était étrange, ce qui était parfaitement stupide de ma part. Je devais bosser, mais je suivis du regard la brune. Jusqu'à ce que sa voix ne se porta à moi - jusqu'à ce que je ressente le léger frisson, que la chair de poule ne coure sur mes bras. « Bonjour, que puis-je vous servir ? » Et tandis que le couple près de la jeune femme prenait la commande, je déglutis avec difficulté.
Liv.

Cette adorable créature au visage séduisant n'était autre que Liv. J'avais écarquillé les yeux, et réalisant que je la fixais depuis plusieurs bonnes minutes, je fis volte-face sur ma chaise, manquant de renverser tout ce qu'il y avait dessus avec mon geste maladroit. J'étais pâle, comme si je venais de voir un fantôme et j'avais les mains qui tremblaient. J'étais tiraillé entre diverses émotions - peut-être m'étais-je trompé ? Ce n'était peut-être pas elle ? Mais le timbre, la voix, la modulation - tout correspondait à la voix qu'aurait mon amie derrière son micro. Mon souffle était court, et je me forçais à garder mon calme, ce qui était aussi dur que ce soir là, avec Sven. Non pas que Liv me menaça d'une arme, mais ...

Elle travaille dans un salon de thé où elle fait des pâtisseries. Et ce dos, ces épaules - oui, si j'imagine sous le costume, cela pourrait correspondre à ... Hem. Mieux vaut peut-être que je lui laisse sa tenue ... Ca pourrait être mal pris, ce genre de pensées ... Mais putain, je pense à quoi, moi, là ?! J'étais totalement perdu, et je crois que mes tentatives pour observer la belle de façon discrète était surtout encore plus repérable, au point que Liza apparut près de moi, un nouveau café à la main qu'elle déposa près de l'ancien, gobelet vide et triste. Je levais les yeux, presque affolé, et elle me fit un petit sourire amusé. « Tu sais, Max, elle ne va pas te manger. Tu veux que ce soit elle qui te prépare ta commande ? Tu veux que je l'appelle ? Hé Liv ! L- » « Nonnonnonnonnoooon. » Je fusillais du regard Liza, en espérant que Liv n'avait pas entendu son prénom. Liv, Liv, Liv ...

Je me frottais le bout du nez et remis en place mes lunettes ; je devais reprendre mes esprits et vite. Ou partir - fuir, Max, ça s'appellerait fuir, plutôt. Mais, maintenant que j'y pensais, n'avions-nous pas parlé de nous voir ? Pas comme ça, pas aussi brusquement, au coin d'un salon de thé, par tous les dieux ! « Ha, les hommes » soupira Liza en levant les yeux au ciel, et elle s'éloigna, en faisant semblant de me faire les gros yeux. Mais je n'étais plus un homme - j'étais redevenu un adolescent timide, qui préférait son ordinateur aux autres humains. Avec les machines, nul besoin d'émotions ou d'illogique. C'était simple, carré ... Je bus une gorgée du café, mes doigts tremblant encore un peu. Je m'étais fait à l'idée que Liv soit là, toute proche. Mais à présent, je devais faire quoi, moi ? Lui parler, l'ignorer ? La dernière idée était si horrible, si injuste que je la repoussais. Mais ... Mais aller lui parler, tout de même ... C'était trop pour moi. Je n'en étais pas capable - pas sans micro, sans ordinateur, sans l'anonymat entre nous.
Et si elle était déçue de me voir ?
Et si ... Et si je ne correspondais pas aux attentes qu'elle avait eu ?


Il y avait tellement de questions et de peurs, en ce simple instant, dans mon coeur. Je ne voulais pas voir dans son regard la même lueur que chez Eloïse - la lueur parfois un peu dédaigneuse. Je savais que Liv était totalement différente de mon amour d'enfance. Mais j'avais cette appréhension légitime. Je ne voulais pas me sentir rejeté. Cela excuse t-il ta lâcheté, mon petit Max ? N'es-tu donc pas digne de cet insigne qui trône près de ton ordinateur ? Du bout des doigts de la main droite, je caressais le blason de la Police, en songeant à mon mentor, Nathaniel. Que ferait-il ? Le simple fait de penser au blond me calma. Nathaniel était quelqu'un que je respectais beaucoup, et me mettre trente secondes dans sa peau me donna le calme dont j'avais besoin. J'inspirais, puis pris une décision. Mais avant que je n'ai pu me lever, je remarquais Liza - qui parlais avec Liv. Et la blonde regardait dans ma direction.
Dis-moi que tu n'as pas fait ça, Liza.

Je rougis violemment et baissais le regard. Superbe ! Moi qui aurait voulu approcher de Liv, une petite musique épique en fond, en essayant d'avoir l'air classe et détaché, voilà que le premier - je crois ? - regard qu'elle posait sur moi lui montrait un jeune homme aux joues rouges, au regard fuyant et aux lunettes de travers, les cheveux en bataille ! Gé-ni-al ! Je remis comme je peux de l'ordre dans mes traîtres capillaires et mes lunettes, et me grattais le front, incapable de cacher la soudaine gêne qui me transperçais. Et maintenant ? Et maintenant ? Je ne savais vraiment pas quoi faire. Et, je crois, le pire était que, au fond de moi, une pensée sournoise pulsait comme un petit coeur.
Elle est jolie, Liv.

© charney

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:20



behind the screen. ✩
MAX & LIV
Liv n’était pas si mécontente que ça de sortir un peu des cuisines. Bien sûr, elle râlait parfois, mais c’était plus sur le principe que pour de vrai. Après tout, les clients étaient la plupart du temps très sympathiques et les grandes baies vitrées permettaient au soleil d’inonder la salle de ses rayons. Coco Bruni était un lieu très lumineux et toute cette lumière naturelle avait un effet plus que positif sur les employés. Sauf pour les pâtissiers et autres cuisiniers qui, comme Liv, travaillaient dans un environnement avec de minuscules fenêtres. Alors aujourd’hui, elle ne se plaindrait pas de travailler en salle, surtout que c’était un jour particulièrement ensoleillé.
La queue des clients avait fini par se réduire considérablement et les tables s’étaient peu à peu remplies. Quelques personnes entraient dans le salon de thé afin de prendre des bricoles à l’emporter, mais le flot de clients s’était calmé et Liv pouvait se permettre de souffler un peu. Elle passa la salle rapidement du regard et vit sa collègue bavarder avec un jeune homme. Il avait l’air terriblement gêné et Liza, comme à son habitude, ne semblait pas s’en soucier le moins du monde. Liv eut un petit sourire, compatissant avec cet inconnu, car elle savait bien de quoi sa collègue était capable.

Liza s’approcha du comptoir et, n’ayant toujours aucun client en vue, Liv vint à sa rencontre. « Qu’est-ce que tu as fait à ce pauvre client ? Il avait l’air complètement paniqué il y a quelques secondes. » Sa collègue leva les yeux au ciel en soupirant. « Je ne sais pas, je n’y comprends rien parfois aux hommes. » Liv éclata de rire et hocha la tête comme pour confirmer ce que son amie venait de dire. Elle n’avait que peu de garçons parmi ses amis : la plupart du temps elle avait des relations plutôt conflictuelles avec le sexe opposé. Les visages de Tobias et de Noah firent chacun leur tour une apparition dans son esprit. Oui, souvent elle n’avait pas de bon contact, mais il y avait toujours une exception, et l’exception de Liv avait pour prénom Max. Pas d’image mentale, mais du baume au cœur, et ça lui suffisait.
Discutant toujours, les deux joyeuses collègues jetèrent un coup d’œil à ce client embarrassé, pour découvrir qu’il avait également les yeux rivés sur elles. Sauf qu’il ne tint pas même l’espace d’une seconde et détourna le regard presque immédiatement. Bizarre. « Tiens, d’ailleurs, il a complètement dévoré le muffin que je lui ai apporté tout à l’heure, de la fournée que tu as faite ce matin. Il a même remarqué que ce n’était pas le pâtissier habituel. » « C’est vrai ? Ça me fait plaisir ça ! » Liv était sincèrement touchée. C’était le genre de choses qui la rendait fière d’avoir commencé la pâtisserie. Et prise par un élan de générosité face à ces émotions positives, la jeune femme attrapa un nouveau muffin, le déposa sur une assiette et se dirigea vers la table de ce fameux client. « Au fait, il s’app- » « C’est bon c’est bon. »

Elle n’avait pas besoin d’en savoir plus. Le simple fait qu’il ait apprécié sa pâtisserie lui suffisait. En s’approchant de la table, Liv remarqua l’ordinateur sur lequel le client était certainement en train d’étudier. Avec un sourire, elle l’aborda et déposa devant lui l’assiette. « Bonjour ! Liza m’a parlé de vous. Elle m’a dit que vous aviez aimé le muffin que vous avez mangé tout à l’heure. Comme c’est moi qui l’ai fait et que ça m’a fait plaisir d’entendre ces compliments, je vous en offre un deuxième ! » Elle ne savait pas ce à quoi elle s’attendait, mais elle devait admettre qu’elle ne s’était certainement pas attendue à un air aussi abasourdi. Sans se douter le moins du monde de la raison de cette expression, Liv nota la présence d’une plaque de la police. Mais ces informations qui pointaient pourtant l’évidence ne semblaient pas avoir atteint la jeune femme, qui resta debout à côté de la table, à attendre une réponse d’un homme manifestement devenu muet.


liv
max
electric bird.


Pas de migraine ce soir, alors j'ai pu te pondre une petite réponse, j'espère qu'elle te va. ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:21

Maxwell P. Anderson a écrit:


Is it a dream ?


Je jouais d'un air nerveux avec le badge temporaire - l'éclat luisant hypnotisait mon regard, ou au moins détournait son attention des deux jeunes femmes plus loin. Je priais tous les dieux que je connaissais pour que Liza n'ait pas fait ça. Je détestais être mis devant le fait accompli, mais d'un autre côté, jamais je ne trouverai la force d'aller voir Liv de moi-même. Liv, Liv, chuchotait une litanie dans mon esprit. C'était incroyable, quand même ... Liv était là. Liv était - « Bonjour ! Liza m’a parlé de vous. Elle m’a dit que vous aviez aimé le muffin que vous avez mangé tout à l’heure. Comme c’est moi qui l’ai fait et que ça m’a fait plaisir d’entendre ces compliments, je vous en offre un deuxième ! » . Physiquement là. A quelques centimètres de moi, avec un grand sourire, à m'offrir un muffin. A dire vrai, même si c'était sûrement la meilleure chose que j'ai jamais mangé, j'étais trop absorbé à avoir l'air idiot pour dire quoi que ce soit. Je la fixais, avec des yeux ronds, comme un homme ayant vu le yéti - enfin, une sirène plutôt, histoire de faire une comparaison flatteuse.

Je faillis dire quelque chose, ouvris la bouche pour la refermer. J'eus une furieuse envie de m'enfuir à toutes jambes. Je passais ma main dans mes cheveux, bredouillais quelque chose comme wstfglr et toussotais pour prendre contenance. Ce n'était plus son dos que je voyais, mais ses traits fins, un peu étonnés sûrement d'avoir affaire à un mec comme moi - secoue-toi les puces, vieux, dis quelque chose, quelque chose d'intelligent ! Allez ! Tu peux le faire ! Suffit d'ouvrir la bouche, de dire des mots qui ont du sens ! « Je-heu. Me-merci. » Bon, c'est le mieux que tu puisses faire ? J'inspirais, et me redressais d'un geste maladroit. Le muffin trônait à côté de ma plaque, et mon ordinateur était un assez bon élément, mais de toute évidence, Liv ne s'était pas attendue à me voir ici. Je n'aurais jamais cru non plus la croiser ici ... J'en avais la bouche pâteuse, les mains moites - je devais faire bien piètre impression. Je tordis nerveusement mes doigts, et inspirais - avait-elle reconnu ma voix ? Peut-être, peut-être pas.

De toute façon, tu ne peux pas lui tourner le dos et t'enfuir en courant. Ca pourrait, peut-être, je dis bien peut-être, être mal pris ... Je fis un sourire malhabile, un peu maladroit, et après une dernière inspiration, tendis ma main droite entre nous. Je serrais les mâchoires, avec un sourire qui était plus un rictus gauche, et dis enfin : « Si j'avais su que tes pâtisseries étaient si bonnes, je serai venu avant. Bonjour Liv » puis, comme je n'étais peut-être pas assez clair, je passais de nouveau ma main gauche dans mes cheveux et me présentais enfin. « Je-je- ... C'est Max. » Ma voix n'était qu'un souffle.

Dire que j'étais intimidé aurait été un euphémisme. Nous qui avions tant de fois reculé ce moment, le voilà qui s'imposait à nous. J'avais peur de voir dans son regard le jugement - oui, je n'étais qu'un pauvre type, en ce moment même. J'avais juste l'air godiche en chemise et pantalon, et j'aurais voulu rentrer six pieds sous terre. Mais je ne pouvais détacher mon regard de Liv ; j'aurais voulu ne plus avoir de lunettes, ni les mains moites, ni l'air aussi lourdaud. Enfin, un léger sourire sincère perça ma façade quelque peu effrayée. « Si-je ... N-heum. Ca fait bizarre de se voir hein ? » Superbe, tu n'as rien trouvé de mieux à dire ? Parle lui du beau temps et de ta plante verte, et tu auras touché le fond. Puis, conscient de ma gaucherie langagière, je repris, paniqué visiblement à l'idée qu'elle puisse se faire de fausses idées : « Bizarre, mais dans le bon sens hein ! Je veux dire tu es - » très jolie ? Non, ce n'est pas à dire. Bien habillée ? C'est un uniforme, Maxwell ! « Enfin, tu vois » finis-je gauchement, aussi embarrassé que possible, les joues rouges.

Je n'avais jamais aimé être sous les feux des projecteurs. Mais en cet instant, c'était sûrement le pire de ma vie - celui qui valait trois milliards. J'attendais presque avidement de voir quelque chose dans son regard - joie, reconnaissance, surprise. Dégoût peut-être, ou mauvaise stupéfaction ? Si elle me trouvait laid, idiot, bizarre ? Oui, bizarre ça c'est sûr. Je me mordillais les lèvres, et manquais de tomber en arrière en voulant m'adosser d'un air nonchalant et classe à la table. Je me retins, comme un enfant, et mon air ahuri avait quelque chose de totalement décalé. J'émis un léger rire fêlé, sans détourner le regard de Liv.

Liv, Liv, Liv. Elle faisait tonner quelque chose en moi. La croiser, comme ça ... Etait-ce le destin, une blague intersidérale ? Ou juste suivions-nous notre voie ? « Je peux enfin t'affirmer que ton dos est aussi joli en vrai qu'en photo » fis-je, sans pouvoir m'en empêcher - oui, Max, fais donc tes blagues idiotes pour te rassurer, pour te sentir moins gêné. Embarrasse la elle, plutôt. Je rougis et détournais enfin le regard, et vis Liza plus loin qui me souriait d'un air victorieux. J'eus envie de lui tirer la langue. D'un geste, plus pour m'occuper les mains qu'autre chose, je m'emparais du muffin et de ma plaque, et tout en essuyant du pouce mon badge, et mordis dans le muffin, les yeux toujours détournés, totalement gêné. Je n'osais même plus la regarder dans les yeux, quel ami merveilleux je faisais ...


© charney

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:21



behind the screen. ✩
MAX & LIV
Il la fixait, sans dire mot. Sans comprendre pourquoi, Liv avait vu ses yeux s’agrandir lorsqu’elle avait parlé. Et maintenant, il ne faisait que la regarder. Un peu bizarre, mais ça arrivait parfois, les clients étranges. Comme Liza avait l’air de bien s’entendre avec lui, Liv ne le jugerait pas trop vite cependant. Ce n’était peut-être tout simplement pas son jour. Alors qu’elle s’apprêtait à retourner auprès de sa collègue, l’homme muet ouvrit enfin la bouche. « Je-heu. Me-merci. » L’Anglaise esquissa un sourire, contente de constater qu’il n’avait pas perdu sa langue. Sa voix était un peu troublée, enrouée, comme cela arrivait souvent après s’être tu pendant un certain temps. Le jeune homme se redressa, mais semblait toujours aussi nerveux qu’auparavant. « Si j’avais su que tes pâtisseries étaient si bonnes, je serai venu avant. Bonjour Liv » Ce fut là que tous ces indices la frappèrent enfin. L’ordinateur, la plaque, la nervosité face à une fille – face à elle – et cette voix… Cette voix qu’elle entendait tous les jours pendant des heures, cette voix qui n’appartenait à personne d’autre que… « Je-je- … C’est Max. » Max.

Max. Max était là, juste devant elle. Liv avait les yeux écarquillés, le visage troublé et surpris. C’était son tour de paraître complètement stupéfaite. Elle ne pouvait pas le croire. Était-ce vraiment Max ? Même si elle n’avait aucune idée de son apparence, elle ne pouvait nier l’évidence : oui, c’était vraiment lui. Alors pour la première fois ce jour-là, pour la première fois tout court, elle posa réellement les yeux sur lui. Elle l’observa en silence, découvrit ses traits, sa silhouette. Max était mignon. Elle n’aurait su dire si elle le trouvait plus mignon que ce qu’elle avait pu imaginer. Certainement. Ses joues virèrent à un rose gêné. Il y a peu de temps encore, ils avaient parlé de se rencontrer, mais ils avaient tous deux besoin de temps pour s’y préparer. Sauf qu’ils n’avaient pas eu ce temps. Le destin les avaient propulsés l’un devant l’autre, sans crier gare.
On aurait pu croire que des minutes s’étaient écoulées depuis que Max s’était présenté. En réalité, pas même dix secondes étaient passées lorsque Liv ouvrit à son tour la bouche. « Bonjour Max. » Elle regarda autour d’elle, sentant son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Puis elle posa son regard sur la chaise en face de son ami. « Est-ce… Est-ce que je peux m’asseoir ? » Ce n’était pas l’heure de sa pause, mais elle n’avait pas le cœur de partir. Enfin, elle devait bien admettre qu’elle mourrait d’envie de retourner dans l’arrière-boutique pour se remettre de ses émotions sans une paire d’yeux fixée sur elle, mais en même temps, elle ne pouvait pas quitter Max. « Si-je … N-heum. Ca fait bizarre de se voir hein ? » Elle hocha la tête, les joues toujours roses. « Bizarre, mais dans le bon sens hein ! Je veux dire tu es- Enfin tu vois » Liv laissa échapper un rire, évacuant alors un peu de la tension de son corps. Max était exactement comme elle l’avait imaginé finalement. Au téléphone, sans se voir, il avait l’air beaucoup plus confiant. Mais ce Max un peu agité et timide était adorable. Surtout, il était réel. Concret. Ce n’était pas un vieux de cinquante ans voulant draguer des minettes, non, c’était bien son Max. Il avait les cheveux bruns très foncés, un peu en bataille à cause de ses nombreux passages de main. Ses yeux, bien qu’un peu fuyant, attiraient Liv. Oui, Max était mignon.

« Je peux enfin t’affirmer que ton dos est aussi joli en vrai qu’en photo. » Instantanément, Liv sentit ses joues brûler. Certaine d’être rouge cramoisi, elle porta ses mains devant son visage et tenta de se calmer. Le souvenir de cette conversation la bouleversa, car c’est ce jour-là qu’ils avaient décidé de se rencontrer. Ils s’étaient confié leurs sentiments sur leur relation, et Liv s’en rappelait comme si ça datait de la veille. Elle vit Max détourner les yeux et mordre dans le muffin qu’elle avait déposé plus tôt devant lui. « Je- Merci. » Elle ne savait plus trop quoi dire. Elle, la grande bavarde, se retrouvait à court de mots. « C’est vrai que ça fait un peu bizarre, après tout ce temps, de se voir pour de vrai. Mais je suis contente que ce soit arrivé. » Elle lui fit un grand sourire chaleureux, comme elle savait si bien le faire. Liv était sincère. Elle préférait même que ça se soit passé de cette manière, comme ça elle n’avait pas passé des heures à angoisser à l’idée de cette rencontre.
Liv regarda sa montre et vit Liza un peu plus loin lui faire des gestes. « Euhm… Je dois retourner travailler là, mais tu sais quoi ? Je termine dans une petite heure. Si tu es encore par-là, on pourrait peut-être se retrouver pour discuter un peu ? » S’il te plaît, dis oui.


liv
max
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
avatar

frog fonda ★

Messages : 191
Date d'inscription : 13/07/2010

MessageSujet: Re: behind the screen livmax   Jeu 28 Mai - 21:21

Maxwell P. Anderson a écrit:


Is it a dream ?


Mon coeur jouait la macaréna en solo. Elle n'avait pas l'air de comprendre. Les mots sortaient tout seuls de ma bouche. Et puis, mon prénom éclate dans l'air comme une bulle de savon. Ses yeux s'écarquillent. Je toussote, et mon embarras est visiblement partagé. Je hoche la tête, lui présente la chaise où elle peut s'asseoir. Politesse oblige. Je ne cesse de la regarder, puis de détourner les yeux. Super Max, on a fait plus courageux pour une première rencontre ! Et dire que je suis un moulin à paroles, ça ne serait pas faux. Je pique la place de Liv, à parler comme ça à tord et à travers. Je me sens un peu idiot et pathétique. Je m'ordonne de la fermer, mais ma bouche fait sa révolution, et continue de blaguer comme une traîtresse.

Je vois ses joues se colorer, et les miennes, déjà roses, leur font écho. On doit avoir l'air de deux truffes. J'émets un léger rire maladroit. Je gratte mon cou, frotte mes mains l'une contre l'autre. Et dire qu'en compagnie d'objets divers et de complexité variée, je me sens plus à l'aise qu'avec les gens. Je suis vraiment bizarre moi. Mais je suis contente que ce soit arrivé.« Moi aussi, moi aussi je suis content » je me dépêche de dire en butant sur les mots. Faites qu'elle ne croit pas que je peux ne pas aimer ce moment ! J'en suis si heureux que j'en tremble presque. C'est juste si surprenant. Je ne m'y attendais pas. Tout aurait pu être précipité bien avant, mais c'est juste maintenant que nous nous rencontrions ... Le destin a de drôles de desseins. Je rougis encore un peu devant le sourire si honnête de Liv, et lui répond par un sourire malhabile, très enfantin. Mes mains sont enfoncées dans mes poches. Je pourrais trouver quinze sujets de conversations, mais ma bouche est pâteuse. Je toussote encore. Allez Max, tu es un petit génie, tu peux bien trouver quelque chose à dire ! Mais je suis totalement happé par ses sourires et son regard. C'est bien la première fois que le physique de quelqu'un me heurte à ce point. Quelque chose pulse en moi, diffus, sourd, qui charrie dans mes veines cette gêne complexée.

« B-Bien sûr. Je serais là. Je v- ... Je vais t'attendre. » Une heure, ce n'est rien. Je vais pouvoir me concentrer sur autre chose, déstresser. Je suis une boule de nerfs. J'ai envie de courir partout, alors que je n'ai jamais été spécialement doué en sports. J'attends que Liv soit partie, et forme un geste avec mon poing et mon bras en les ramenant vers moi, signifiant "yes" en langage jeune. J'ai un sourire idiot sur les lèvres, et j'inspire un grand coup. J'ai chaud. Je me donne quelques minutes pour retrouver mon calme, mais j'ai du mal à retourner sur mon travail. Je pense à pas mal de choses et finalement, je me retrouve à dessiner des plans pour une future invention holographique. Dessiner de la mécanique m'a toujours permis de me recentrer quand j'étais trop confus. Je remonte mes lunettes sur mon nez et fait crisser le crayon sur le papier à carreaux. Je passe ma langue sur mes lèvres, oublieux du reste du monde, mais quelque chose en moi continue de pulser. Liv, Liv, Liv.

J'ai peur, parce que je sais que je ne suis pas un de ces mecs super forts, super beaux, qui ont toutes les filles à leurs pieds. Non pas que je veuille les filles à mes pieds. Mais. Disons que si Liv pouvait me trouver mieux que ces autres mecs, ça m'arrangerait. J'ai envie d'être spécial à ses yeux - je sais que c'est déjà le cas, mais ... Je ne saurais pas l'expliquer. Être aussi spécial à ses yeux qu'elle l'est pour moi. Certes, je suis un peu à l'écart des autres, avec ma conception différente de l'aspect physique des choses mais ... Elle est jolie. C'est comme ça - je la trouve très jolie. Je ne me base pas sur son aspect, mais je dois reconnaître qu'elle l'est. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi ... bien. Non pas que cela m'aurait repoussé si elle avait été autrement, mais, comme elle est, cela me suffit. Sa voix en vrai est tellement plus jolie qu'à travers les micros. Je me redresse, soupire. L'heure est presque passée, et je me tourne à demi. Je la cherche du regard. Ma nervosité est un peu passée, mais j'ai toujours le sentiment de vouloir sauter partout. Nathaniel se ficherait bien de moi. Je range mon ordinateur, accroche ma plaque à ma ceinture. Je frotte mes avant-bras, et réajuste mes plans une dernière fois avant de les réunir à gestes maniaques. J'attends. Et ce sont les plus longues minutes de ma vie.

Qu'est-ce qu'elle pense de moi ? Elle avait l'air souriante. Heureuse. Sincère. Mais, et si je la décevais ? Cette confiance dont j'aurais besoin me fait cruellement défaut. Avec une machine, je sais ce qui cloche. Les humains sont tellement plus complexes ... Je la vois qui revient et je me retourne rapidement, comme pris en faute. Idiot ! Tu ne faisais rien de mal ! Je me frappe le front du plat de la main, grimace et me frotte le nez. Mon embarras revient à grand galop. Je n'ai jamais été doué avec les filles, à fiortiori celles qui me plaisent. Parce que Liv te plaît ? susurre une voix dans ma tête, et je la repousse, je lui donne un coup de pied imaginaire dans ses fesses imaginaires. C'est pas le moment de se poser ce genre de questions, sacrebleu !

« Tu. Tu veux aller quelque part de spécial ? » je demande, et je me frapperai bien le front une deuxième fois. Je ne suis vraiment qu'un idiot gauche et maladroit. Je me redresse enfin. Et je baisse les yeux vers elle.
Baboum.


© charney

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chuu-testeur.forumactif.com
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: behind the screen livmax   

Revenir en haut Aller en bas
 

behind the screen livmax

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chuu - Testeur :: ONCE UPON A TIME :: Apgujung ★-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit